Je me suis barrée. J'en avais marre de leurs faux sourires, de leur fausse joie.
De tout ceux qui me disaient que j'allais m'en sortir, qu'il fallait que je m'en sorte.
Je n'en pouvais plus de passer sous leurs regards pleins de pitié, de sentir leurs souffles dans mon dos, de les entendre dire de moi que j'avais tout perdu, que je n'étais plus cette fille forte que l'on connaissait.
Je le savais pourtant, qu'ils avaient raison, mais c'était comme si les entendre le dire rendait ces mots réellement blessant, comme si ma propre image, quelques mois plus tôt, apparaissait devant moi et se mettait à rire, d'un grand rire, bruyant, qui me transperçait les oreilles et me faisait chuter, encore et encore. Alors j'ai decidé de me barrer.
J'ai courru, courru, jusqu'à ce que mes jambes lachent sur mon poids, jusqu'à ce que mon souffle se perde et que mes poumons s'enflamment, jusqu'à ce que mon front suinte d'une sueur âpre et acide.
Puis, lorsque je me suis sentie à l'abris d'eux, je me suis arrêtée, et j'ai enfin pu hurler. Hurler tout ce que j'avais, Hurler à en perdre haleine, jusqu'à ce que mes poumons se vident de tout ce qu'ils pouvaient m'offrir. Ce n'est seulement qu'après avoir fini de hurler que je pus relever la tête pour regarder où je me trouvais.
Je regardai d'abord derrière moi, et découvrit avec surprise le chemin que j'avais emprunté.
Il était étroit, sinueux, sombre, pleins de branches couchées sur le chemin...
Le ciel était quasiment invisible, caché par des arbres effeuillés, et le sol était jonchés de ces feuilles, mortes, balayées par un vent glacé.
Je baissai la tête et découvrit que mes jambes étaient ensanglantée, rapées par les branches que je n'avais pas remarquées plus tôt.
Je déglutit difficilement et me tournai pour m'enquérir du chemin qu'il me restai à parcourir avant... Avant quoi, d'ailleurs ? Je ne le savais pas, mais il fallait que je le découvre.
Je regardai droit devant et, en plissant les yeux, je pus apercevoir au loin une silhouette pâle et floue. Derrière elle, le chemin continuait, mais il avait changé. Il devenait sobre, sans aucun arbre, aucune végétation...
Je clignai des paupières plusieurs fois puis m'approchai.
De tout ceux qui me disaient que j'allais m'en sortir, qu'il fallait que je m'en sorte.
Je n'en pouvais plus de passer sous leurs regards pleins de pitié, de sentir leurs souffles dans mon dos, de les entendre dire de moi que j'avais tout perdu, que je n'étais plus cette fille forte que l'on connaissait.
Je le savais pourtant, qu'ils avaient raison, mais c'était comme si les entendre le dire rendait ces mots réellement blessant, comme si ma propre image, quelques mois plus tôt, apparaissait devant moi et se mettait à rire, d'un grand rire, bruyant, qui me transperçait les oreilles et me faisait chuter, encore et encore. Alors j'ai decidé de me barrer.
J'ai courru, courru, jusqu'à ce que mes jambes lachent sur mon poids, jusqu'à ce que mon souffle se perde et que mes poumons s'enflamment, jusqu'à ce que mon front suinte d'une sueur âpre et acide.
Puis, lorsque je me suis sentie à l'abris d'eux, je me suis arrêtée, et j'ai enfin pu hurler. Hurler tout ce que j'avais, Hurler à en perdre haleine, jusqu'à ce que mes poumons se vident de tout ce qu'ils pouvaient m'offrir. Ce n'est seulement qu'après avoir fini de hurler que je pus relever la tête pour regarder où je me trouvais.
Je regardai d'abord derrière moi, et découvrit avec surprise le chemin que j'avais emprunté.
Il était étroit, sinueux, sombre, pleins de branches couchées sur le chemin...
Le ciel était quasiment invisible, caché par des arbres effeuillés, et le sol était jonchés de ces feuilles, mortes, balayées par un vent glacé.
Je baissai la tête et découvrit que mes jambes étaient ensanglantée, rapées par les branches que je n'avais pas remarquées plus tôt.
Je déglutit difficilement et me tournai pour m'enquérir du chemin qu'il me restai à parcourir avant... Avant quoi, d'ailleurs ? Je ne le savais pas, mais il fallait que je le découvre.
Je regardai droit devant et, en plissant les yeux, je pus apercevoir au loin une silhouette pâle et floue. Derrière elle, le chemin continuait, mais il avait changé. Il devenait sobre, sans aucun arbre, aucune végétation...
Je clignai des paupières plusieurs fois puis m'approchai.
La suite, Nous ne somme que deux à la connaître...


